Le carnaval : folklore Belge par excellence

28 Mar 2026 | Blog

On vous dévoile tout sur cette tradition locale

Défilé de personnages aux costumes colorés et étonnants, maquillage artistique, spectacle de rue, défilé de chars, musique et danse, amusement et nourriture à profusion font partie prenante du carnaval en général.
Certaines régions ou villages ont une histoire, un costume ou une manière particulière quand, avec fierté, ils défilent lors de cette période carnavalesque en Belgique.
On vous partage dans cet article certaines pépites authentiques de cette fête ainsi que des bons plans pour y participer.
Suivez-nous, on vous guide…

Quelles sont les origines de cette fête de Carnaval?

Les prémices de cet événement joyeux et exubérant sont multiples…

Dès l’Antiquité, à l’époque des Grecs et des Romains, on organise de grandes fêtes pour célébrer les dieux. Elles sont l’occasion de renverser l’ordre social établi et de faire des choses normalement interdites. Par exemple : les esclaves prennent la place de leurs maîtres : ils ne travaillent pas, peuvent boire du vin et même se divertir.

Après l’Antiquité, ces fêtes païennes, principalement romaines, vont se maintenir.
Les célébrations ne se dérouleront plus pour les dieux mais pour célébrer la fin de l’hiver et le retour des beaux jours.
Le fondement du Carnaval peut être comparé aux Calendes de mars, célébrations qui avaient lieu dans la Rome antique à la mi-février. Une fête au cours de laquelle les interdits étaient transgressés et les déguisements autorisés.

Au Moyen Âge, l’Église catholique s’approprie peu à peu les festivités d’origine païenne pour les faire coïncider avec la liturgie chrétienne.
Le Carnaval est ainsi fixé de l’Épiphanie (début janvier) au Mardi gras qui a lieu 40 jours avant la fête de Pâques.
Cette période de 40 jours s’appelle le Carême, moment où les chrétiens prient, demandent pardon pour leurs péchés, se privent de nourriture.
Et donc, avant ces jours de privation, on profite, on mange, on chante, on danse, on fait la fête à l’occasion de ce Mardi gras.
Ce jour consistant alors à vider les réserves de nourritures grasses, en rapport avec le mot « carnaval », issu de l’italien « carne levare », signifiant « retirer la viande »..

Le lendemain, le mercredi des Cendres lance le début du Carême, qui se terminera le jour de la fête de Pâques.
Voilà pourquoi plusieurs de ces fêtes hautes en couleur ont lieu entre février et mars.
Aujourd’hui, les carnavals font partie de notre folklore local et de nos traditions ancestrales.
Ils sont avant tout l’occasion de se rassembler et de s’amuser, mais n’ont plus la dimension religieuse d’autrefois.

Les plus célèbres Carnavals du monde…

Au fil du temps, de la colonisation de peuple et de l’expansion du christianisme, le carnaval se répandit en Europe et en Amérique.

En Europe, le plus mythique est le Carnaval de Venise en Italie où les personnages se déguisent en déambulant dans les rues pour être pris en photo.
Leurs somptueux costumes portés sont tirés principalement de l’époque vénitienne du XVIIe siècle comme la bauta pour les hommes (cape noire, tricorne et masque blanc), la moretta pour les femmes (masque de velours noir), ainsi que ceux inspirés de la Comedia dell’Arte : Arlequin, Colombine, Polichinelle.

En Amérique du Sud, c’est le Carnaval de Rio qui est sans aucun doute le plus fou et le plus gigantesque avec ses écoles de samba, ses parades immenses et ses costumes colorés.

En France, les plus célèbres Carnavals sont ceux de Dunkerque ou de Nice.
Des mascarades, batailles de confettis et autres défilés de chars, desquels harengs comme fleurs peuvent être jetés à la foule, tout cela dans une ambiance hors du commun.

Les cultures américaines et des Caraïbes sont aussi riches en carnavals. (Cayenne, Trinité-et-Tobago, Guadeloupe, Martinique, Haïti, Nouvelle-Orléans, Rio, Salvador de Bahia).

→ Article
→ Liste des principaux carnavals du Monde

Les plus célèbres carnavals en Belgique

Dans notre beau pays, nous retrouvons de nombreuses possibilités de découvrir les compagnies carnavalesques.

La plus célèbre d’entre tous est celle des Gilles de Binche.
Ce carnaval traditionnel, reconnu Patrimoine oral et immatériel de l’humanité par l’UNESCO, rassemble chaque année des centaines de milliers de personnes, dont près de 1000 Gilles !

Mais je suis sûr que vous voulez en savoir plus sur les différentes compagnies aux noms surgit du passé qui existent en Belgique.
Venez, nous allons les découvrir ensemble… 

Les Gilles de Binche

Les traditions carnavalesques des Gilles de Binche remontent à plusieurs siècles, mais leur forme actuelle a été codifiée plus récemment.
Ils symbolisent la prospérité et la richesse de la région.

Le costume des Gilles de Binche
Le costume des Gilles de Binche est une tenue emblématique composée d’une blouse et d’un pantalon en jute, ornés de 150 motifs représentant des lions et des couronnes aux couleurs nationales de la Belgique (rouge, jaune et noir).
Il est complété par une ceinture de clochettes appelée « apertintaille ».

Le costume est accompagné d’un masque de cire porté le matin du Mardi Gras, avant que les Gilles arborent l’après-midi leur majestueux chapeau de plumes d’autruche, véritable chef-d’œuvre artisanal.

Cette tenue, transmise de génération en génération, reflète l’identité et le savoir-faire unique de Binche.
Pour l’anecdote, le costume ne quitte jamais la ville : c’est la tradition !

Pourquoi jettent-ils des oranges ?

C’est une tradition qui incarne la générosité et la prospérité.
Les oranges, fruits précieux à une autre époque, sont offertes au public sous forme de lancé comme un geste de partage et de chance pour l’année à venir.

L’essence même du folklore du Gille est la célébration du retour du printemps.
Le Gille exorcise l’hiver, réveille le sol endormi par le martèlement de ses sabots, il agite un rameau de brindilles de saule enserrées qui ne demandent qu’à bourgeonner, c’est son « ramon ».
→ Site officiel des Gilles de Binche

On compte plus de 100 sociétés de Gilles dans les autres provinces de Belgique.

Les Paysans et Paysannes

Appelé aussi « le Prince ou Princesse du Carnaval » ils sont vêtus d’un pantalon blanc, ample sarrau de toile bleue, rehaussé de manchettes amidonnées et d’un col raide, souliers noirs ornés de renoms, un ramon blanc ou une orange à la main, le Paysan ou la Paysanne, danse au son des tambours et de la musique entrainante, faisant ainsi virevolter les plumes de son chapeau.

La Société Royale « Les Paysans » compte parmi les personnages les plus typiques et les plus traditionnels du carnaval binchois.

Le Carnaval de Malmedy (Liège)

Durant ce Cwarmê, (carême), tout se dit et se chante en wallon malmédien (langue régionale).

D’ailleurs, pour les festivités d’ouverture, on y voit le Bourgmestre remettre symboliquement les clés de la cité de Malmedy au « Trouv’lê «  (représentant des masqués) et tout cela se fait en langue wallonne.
Vous y verrez aussi les danses de la Haguète et le combat des  « Hârlikins ».

Plus de 5000 participants déambulent dans les rues du centre pour la grande parade animée et colorée avec la représentation des 15 masques traditionnels  comme celui sur la photo des « Longs-Nés ».
Le Cwarmê est classé patrimoine immatériel de la fédération Wallonie-Bruxelles.

→ Site officiel du carnaval de Malmedy

Le Laetare de Fosses-la ville et ses Chinels (Namur)

Le Laetare est un mot latin qui signifie « Réjouissance ».
Cette manifestation se déroule le quatrième dimanche de carême pour amener une pause dans cette période de 40 jours de sacrifice.

Le Laetare est fêté dans d’autres endroits en Belgique comme à Stavelot avec les Blancs-Moussis, à la Louvière ou même à Froichapelle avec son cortège surprise.

Ici à Fosses-la-ville, le personnage principal est le Chinel personnage à deux bosses, aux costumes somptueux fait de tissus nobles et de couleurs chatoyantes.

La légende parle de personnages tirés du passé mythique de Fosses.
Celle-ci raconte : « deux bossus allèrent trouver les fées « au chêne du pont de l’Allou » mais tandis que l’un, bon et charitable, voyait sa bosse disparaître, l’autre, dur et avare, en voyait pousser une deuxième à l’avant.
La légende était née et les Fossois, à l’approche du Carnaval, se moquèrent de lui en créant le Chinel.

Une des traditions du groupe est le sabrage des dames : le Chinel effleure le mollet d’une dame ou d’une demoiselle avec son sabre en bois. Ce geste pourrait être mal compris par la victime et son compagnon, mais il s’agit d’une preuve de galanterie ou d’amitié.

De renommée internationale, le Chinel (ou Polichinelle) est tiré de la « Commédia Dell’arte » personnage du théâtre populaire italien du 16 ième siècle.
Les Chinels sont repris parmi les chefs-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

→ Site officiel du laetare de Fosses-la-ville

Agenda des événements carnavalesque

Comme vous vous en doutez, il est difficile de parler de toutes les fêtes carnavalesques en Belgique.
Néanmoins voici, en lien, l’agenda des principales festivités qui se dérouleront prochainement dans de nombreuses communes wallonnes.

→ Agenda des événements carnavalesque

→ Calendrier des Carnavals 2025 en Belgique

→ Folklore et traditions en Belgique 

Lexique

  • Grand feu : dans le folklore rural wallon, les grands feux restent une pratique bien ancrée.
    Ils sont les symboles de purification et du retour de la lumière du printemps.
    C’est avec une ferveur inchangée que les Wallons se retrouvent chaque année le 1er dimanche de Carême appelé aussi dimanche des « Brandons », des « Escouvillons » ou du « Feûreû » autour du monticule de branches en feu avec l’envolée du bonhomme hiver en fumée, annonciatrice de l’arrivée des beaux jours.
  • Soumonce : ce sont en quelque sorte les répétitions du carnaval. D’abord, avec la soumonce en batterie (avec uniquement tambours et les caisses) huit semaines avant le carnaval.
    Ensuite, cinq semaines avant le carnaval, vient la soumonce en musique (la batterie est accompagnée de cuivres).
    Et quinze jours avant le carnaval se déroule la soumonce costumée, en musique également, durant laquelle toutes les sociétés se travestissent.
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Par exemple : les esclaves prennent la place de leurs maîtres : ils ne travaillent pas, peuvent boire du vin et même se divertir. Après l’Antiquité, ces fêtes païennes, principalement romaines, vont se maintenir. Les célébrations ne se dérouleront plus pour les dieux mais pour célébrer la fin de l’hiver et le retour des beaux jours. Le fondement du Carnaval peut être comparé aux Calendes de mars, célébrations qui avaient lieu dans la Rome antique à la mi-février. Une fête au cours de laquelle les interdits étaient transgressés et les déguisements autorisés. Au Moyen Âge, l’Église catholique s’approprie peu à peu les festivités d’origine païenne pour les faire coïncider avec la liturgie chrétienne. Le Carnaval est ainsi fixé de l’Épiphanie (début janvier) au Mardi gras qui a lieu 40 jours avant la fête de Pâques. Cette période de 40 jours s’appelle le Carême, moment où les chrétiens prient, demandent pardon pour leurs péchés, se privent de nourriture. Et donc, avant ces jours de privation, on profite, on mange, on chante, on danse, on fait la fête à l’occasion de ce Mardi gras. Ce jour consistant alors à vider les réserves de nourritures grasses, en rapport avec le mot « carnaval », issu de l’italien « carne levare », signifiant « retirer la viande ».. Le lendemain, le mercredi des Cendres lance le début du Carême, qui se terminera le jour de la fête de Pâques. Voilà pourquoi plusieurs de ces fêtes hautes en couleur ont lieu entre février et mars. Aujourd’hui, les carnavals font partie de notre folklore local et de nos traditions ancestrales. Ils sont avant tout l’occasion de se rassembler et de s’amuser, mais n’ont plus la dimension religieuse d’autrefois. Les plus célèbres Carnavals du monde… Au fil du temps, de la colonisation de peuple et de l’expansion du christianisme, le carnaval se répandit en Europe et en Amérique. En Europe, le plus mythique est le Carnaval de Venise en Italie où les personnages se déguisent en déambulant dans les rues pour être pris en photo. Leurs somptueux costumes portés sont tirés principalement de l’époque vénitienne du XVIIe siècle comme la bauta pour les hommes (cape noire, tricorne et masque blanc), la moretta pour les femmes (masque de velours noir), ainsi que ceux inspirés de la Comedia dell’Arte : Arlequin, Colombine, Polichinelle. En Amérique du Sud, c’est le Carnaval de Rio qui est sans aucun doute le plus fou et le plus gigantesque avec ses écoles de samba, ses parades immenses et ses costumes colorés. En France, les plus célèbres Carnavals sont ceux de Dunkerque ou de Nice. Des mascarades, batailles de confettis et autres défilés de chars, desquels harengs comme fleurs peuvent être jetés à la foule, tout cela dans une ambiance hors du commun. Les cultures américaines et des Caraïbes sont aussi riches en carnavals. 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Le costume des Gilles de Binche Le costume des Gilles de Binche est une tenue emblématique composée d’une blouse et d’un pantalon en jute, ornés de 150 motifs représentant des lions et des couronnes aux couleurs nationales de la Belgique (rouge, jaune et noir). Il est complété par une ceinture de clochettes appelée « apertintaille ». Le costume est accompagné d’un masque de cire porté le matin du Mardi Gras, avant que les Gilles arborent l’après-midi leur majestueux chapeau de plumes d’autruche, véritable chef-d’œuvre artisanal. Cette tenue, transmise de génération en génération, reflète l’identité et le savoir-faire unique de Binche. Pour l’anecdote, le costume ne quitte jamais la ville : c’est la tradition ! Pourquoi jettent-ils des oranges ? C’est une tradition qui incarne la générosité et la prospérité. Les oranges, fruits précieux à une autre époque, sont offertes au public sous forme de lancé comme un geste de partage et de chance pour l’année à venir. 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C’est avec une ferveur inchangée que les Wallons se retrouvent chaque année le 1er dimanche de Carême appelé aussi dimanche des « Brandons », des « Escouvillons » ou du « Feûreû » autour du monticule de branches en feu avec l’envolée du bonhomme hiver en fumée, annonciatrice de l’arrivée des beaux jours. Soumonce : ce sont en quelque sorte les répétitions du carnaval. D’abord, avec la soumonce en batterie (avec uniquement tambours et les caisses) huit semaines avant le carnaval. Ensuite, cinq semaines avant le carnaval, vient la soumonce en musique (la batterie est accompagnée de cuivres). Et quinze jours avant le carnaval se déroule la soumonce costumée, en musique également, durant laquelle toutes les sociétés se travestissent. [...] Lire la suite…
28 mars 20265 manières concrètes de pratiquer le tourisme durable en Belgique. Notre plat pays, situé au coeur de l’Europe, est en train de se transformer en une destination  de choix pour les voyageurs en quête d’un tourisme plus respectueux et plus immersif. Le tourisme durable n’est plus une tendance du moment mais au contraire une réalité concrète sur notre territoire riche en diversité. Dans cette article, nous constaterons que la Belgique n’est pas en reste en matière d’initiatives et de mise en place de ce type de tourisme. Mais d’abord quelle est sa définition ?   Définition du tourisme durable : « C’est un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, socioculturel et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de la nature et des communautés d’accueil. C’est un tourisme alternatif qui regroupe l’ensemble des pratiques touristiques engagées, qu’elles soient vertes, solidaires, éthiques, sociales. » Organisation mondiale du tourisme Le tourisme durable relève de la responsabilité individuelle des voyageurs : dans leurs comportements, gestes quotidiens et choix de prestataires et/ou destinations selon des critères de durabilité. C’est en fait un respect et une prise de conscience par rapport à la population locale, au patrimoine ou à l’environnement (et inversément). Il y a aussi plusieurs types de tourisme qui s’inscrivent dans une démarche similaire comme le slow tourisme, tourisme équitable, responsable, éthique ou même solidaire. Les enjeux du tourisme durable Renforcer et soutenir durablement l’économie locale Eduquer et sensibiliser aux questions environnementales et sociales Valoriser les besoins des populations locales Eviter le sur tourisme afin d’éviter de nuire aux lieux de vacances en proposant des destinations différentes, peut-être moins connues, plus hors des sentiers battus mais AUTHENTIQUES ! Les objectifs du tourisme durable L’objectif socioculturel Respecter la culture locale Contribuer à l’entente et à la tolérance interculturelles L’objectif environnementale S’engager dans la protection de la nature, de l’environnement ou du climat Protéger les ressources ( eaux, plantes…) Favoriser la protection de la faune, de la flore ou de l’agriculture Réduire nos déchets ou ordures L’objectif économique Pour la répartition des bénéfices plus équitable Pour que les profits soient directement reversé aux acteurs locaux Pour le développement et la garantie d’emploi Les 5 manières de pratiquer le tourisme durable en Belgique. Pour reprendre la vison de ATD, le tourisme durable n’est pas une pratique à part, ni un marché touristique particulier. C’est une démarche qui peut être adoptée par tout acteur touristique en intégrant les principes du développement durable dans sa gestion stratégique et/ou l’offre qu’il propose. Voici un ensemble de conseils et adresses afin de vous encourager à opter pour ce type de tourisme plus respectueux. Tout d’abord parlons du choix de :  L’hébergement Sélectionnez des hôtels et gîtes labellisés « éco-responsables » Vous trouverez ici une liste d’établissement labellisé « écotourisme » Privilégiez les hébergements utilisant des énergies renouvelables Optez pour des petites structures locales Pratiquer un tourisme plus collaboratif avec la rencontre des habitants La mobilité responsable Utilisez les transports en commun ( train, bus..) Louez ou investissez dans un vélo pour vos déplacements locaux Limiter vos déplacement en voiture et opter pour le covoiturage Les itinéraires en vélo ou en véhicule à basse émission sont des moyens plus responsable de parcourir une région La consommation locale Mangez dans des restaurants proposant des produits locaux et de saison Faite vos achats auprès d’artisans locaux Consommez dans les marchés et commerces des producteurs locaux Le respect de l’environnement avec impact minimal Réduisez vos déchets (emballages, plastiques) Participez à des activités de sensibilisation environnementale Respectez les espaces naturels lors de vos randonnées Compensez vos émissions carbone Limitez votre consommation d’eau et d’énergie Choisissez des activités à faible impact environnemental Le soutien aux locaux Participez à des visites proposées par des guides locaux Apprenez quelques mots de la langue de la région que vous visitée Échangez avec la population locale sur leur folklore, leur gastronomie ou l’histoire de leur région Créer du lien pour enrichir vos contacts A son échelle, Authentik escapade se donne pour mission de mettre en avant ce type de tourisme enrichissant pour tous. Que cela soit dans nos expériences, nos inspirations d’escapade ou de séjour en Belgique ou encore dans des articles enrichissants de notre blog. Nous avons à coeur de travailler et de référencer des partenaires qui mettent en avant ces éléments qui englobent, bien entendu, des éléments du tourisme durable mais aussi des valeurs essentiel comme par exemple le respect, l’accueil chaleureux et personnel, le cadre et l’ambiance privilégiée, le lien et le partage ou des services plus particulier. Une charte a été crée et celle ci est validée par les différents partenaires “Authentik’s” qui consacrent toute leurs énergies et leurs efforts pour vous apporter un service optimum. Rappelons nous aussi de cette “légende du colibri” qui montre l’importance de chaque geste (même minime), chaque engagement et action, même dans une cause qui parfois nous dépasse. Si chacun de nous partage cette pensée, un impact positif découlera sur d’autres personnes et pourquoi pas les générations futurs. [...] Lire la suite…
28 mars 2026Un phénomène de mode qui resurgit du passé ou tout simplement un lien qui uni les humains ? “Ne te prend pas la tête !”, “soi naturel” ou “écoute ta petite voix intérieure” sont quelques-unes des expressions qui pourraient coller à l’authenticité. Il est parfois difficile de contextualiser l’authenticité ou de lui donner un synonyme tant cette valeur se « vie » et se dévoile à travers nos rencontres et nos découvertes. On dit que l’authenticité d’une personne se réfère à la qualité d’être vraie, sincère et fidèle à soi-même. L’authenticité permet d’être en accord avec soi et avec ceux qui nous entourent comme une synergie, un accord commun. Dans le tourisme, quand on parle de l’authenticité d’un lieu ou d’une région, on va plutôt parler de la préservation de ses caractéristiques, de son héritage culturel, de son mode de vie traditionnel et de son identité distincte. Cela implique que le lieu conserve ses aspects originaux, ses coutumes, son architecture, son artisanat, sa gastronomie et d’autres éléments qui témoignent de son histoire et de sa culture spécifiques. Lorsqu’un lieu est considéré comme authentique, cela signifie souvent qu’il n’a pas été trop influencé par des forces extérieures, telles que la mondialisation, le tourisme de masse ou l’urbanisation excessive, qui pourraient altérer son caractère unique. La majorité d’entre nous recherchons de plus en plus souvent cette authenticité lorsque nous explorons un lieu ou une région. Cela nous permet de vivre une expérience véritable et immersive, de se connecter avec l’histoire et la culture locales, et d’apprécier la beauté et la singularité d’un endroit donné. La durabilité, la participation des habitants, le respect des valeurs et des droits des communautés locales sont des aspects cruciaux pour préserver cette authenticité. Chez Authentik escapade, c’est une des valeurs principales que l’on s’attache à mettre en avant. Par nos rencontres, par la mise en avant des acteurs locaux, la recherche et la transmission d’un savoir, de lieu qui font la fierté de notre patrimoine, toutes ces petites particularités qui crée le lien entre les visiteurs et la vie d’une région. J’ai vraiment apprécié l’article de Ludivine de HAPPY TREK sur ce sujet. Ludivine est une spécialiste dans le monde du tourisme et des activités outdoor. Elle a créé plusieurs formations et échange avec différents acteurs touristique dans des podcasts sur ce nouveau “métier” d’organisateur de séjour ou travel planner. J’ai eu le plaisir de suivre une de ces formations sous forme de module vidéo… et je peux vous dire que c’était TOPissime  Je vous partage son article ici sur “Être authentique, ça veut dire quoi ?” : https://www.instagram.com/p/CvZjGzoN85s/ [...] Lire la suite…